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votre pharmacien conseil
vieillissement
Le vieillissement normal n’épargne pas l’ensemble des 7 Glaucome chronique
structures oculaires, altérant un certain nombre de fonctions
de la vision, composante de l’autonomie et de la qualité de vie. En général courant chez les personnes âgées de plus de 45 ans. Il
Cette altération croît, par ailleurs, avec l’âge. D’où, pour les est aussi appelé glaucome primitif à angle ouvert. Dans la plupart
personnes âgées, la nécessité d’examens visuels réguliers, des cas il est dû à une hypertension oculaire. Il constitue la
les quatre maladies les plus fréquentes affectant leur vision se deuxième cause de cécité dans les pays développés (la première
développant le plus souvent de façon « silencieuse ». étant due à la dégénérescence maculaire liée à l’âge). On estime
en France à un million de personnes le nombre de malades
Il s’agit de la cataracte, du glaucome, de la dégénérescence atteints de cette affection.
maculaire liée à l’âge (DMLA) et de la rétinopathie diabétique. Il se manifeste par la destruction progressive du nerf optique,
sous l’influence notamment de l’hypertonie oculaire.
Ce sont ces affections que nous allons exposer. Avec l’élévation de la pression intraoculaire et la destruction des
fibres nerveuses de l’extrémité du nerf optique, le glaucome
7 Cataracte présente un troisième signe que constitue la perturbation du
champ visuel.
La cataracte est une opacification du cristallin de l’œil. Cependant, l’hypertonie oculaire demeure le principal symptôme
du glaucome, caractérisé par une valeur supérieure Ã
C’est une altération liée à l’âge qui apparaît la plupart du temps 21 mm de Hg, la moyenne dans la population normale étant
à partir de 60 ans. Cependant, elle peut apparaÎtre chez des de 16 mm de Hg.
adultes plus jeunes atteints de diabète, ou encore à la suite Il faut savoir que l’hypertonie oculaire n’indique pas
d’une utilisation prolongée de collyres contenant de la cortisone. obligatoirement la présence d’un glaucome, mais aussi qu’il
existe des glaucomes avec une tension oculaire normale !
Graduellement, la vue se brouille pour un des yeux ou pour les D’autres facteurs de risque ont été caractérisés :
deux ; la lumière du soleil ou les phares pour le conducteur • facteurs héréditaires (dans 30 % des cas) ;
provoquent des éblouissements. • âge : notamment après 70 ans ;
• ethnie noire ;
Les symptômes cliniques • myopie.
Par ailleurs, d’autres pathologies ont des caractéristiques et
• Cataracte nucléaire ou phacosclérose : une évolution similaires au glaucome à pression normale :
le noyau du cristallin peut s’opacifier, alors que le reste du • le glaucome juvénile (avant 40 ans) ;
cristallin demeure transparent. • le glaucome du « myope fort » ;
• le glaucome provoqué par l’utilisation répétée d’un collyre
• Cataracte corticale :
c’est au contraire le cortex de la périphérie du cristallin qui à base de cortisone ou un traitement de doses importantes
s’opacifie, alors que le noyau demeure clair, ce qui peut provoquer de corticoïdes par voie générale.
des éblouissements chez le patient.
Traitement
• Cataracte sous-capsulaire postérieure : Le traitement médical est prescrit à vie et ne tolère aucune
c'est la couche la plus postérieure du cristallin qui s’opacifie. Elle interruption. Il est particulièrement centré sur l’administration
se manifeste surtout chez les patients utilisant un collyre à base de collyres qui diminuent la pression intra-oculaire.
de corticoïdes. De petits points blancs opaques se développent Sont prescrits en première intention des collyres bêtabloquants 4
dans tout le cristallin (cataracte punctiforme). Cette forme peut et des collyres à base de prostaglandine.
caractériser également une cataracte diabétique. Sauf contre-indications, les collyres bêtabloquants, dont le plus
connu est le Timoptol (timolol), sont prescrits à raison d’une
Le diagnostic s’effectue par un examen à la lampe à fente 1 goutte matin et soir. Les contre-indications sont celles des
précédé d’une ophtalmoscopie, réalisée après dilatation de bêtabloquants administrés par voie générale.
la pupille. Les collyres à base de prostaglandine sont prescrits à raison
d’une seule goutte le soir ; les plus connus sont le Lumigan, le
Traitement Xalatan et leTravatan.
Le traitement est uniquement chirurgical et consiste en la
mise en place d’un implant intra-oculaire après extraction
extracapsullaire du cristallin par phacoémulsification 2 sous
anesthésie loco-régionale 3 en ambulatoire.
Un traitement par collyre anti-inflammatoire et antibiotique est
prescrit pendant le mois qui suit l’intervention ; le patient est
revu une semaine, puis un mois après l’intervention.

